Le cinéaste utilise les sentiments et leurs contraires pour nous bousculer les méninges. Si vous croyiez avoir affaire à un divertissement, passez votre chemin.
Fourmillant de quiproquos insensés, l'enchaînement de scènes fantaisistes ne fait qu'accroître un intérêt déjà très vif pour un film mature et engagé tant sur le fond quand sur la forme. Plongée inéxorable dans le second degré et l'univers métaphorique anglais, Terry Gilliam arrive à nous submerger d'informations, sans que l'ennui se fasse sentir. La fin, cruellement noire, fait frissonner jusqu'au générique de fin, en totale paradoxe avec la musique d'Arry Barroso, élément moteur du film. "Brazil" est le summum de la science-fiction, à hauteur d'un "Blade Runner" ou d'un "2001: A Space Odyssey".
